jeudi 3 novembre 2016

Savoir d'où l'on vient !

Prestige du français

Déjà à l’époque savoyarde de l’histoire du Pays de Vaud, le français devint prestigieux parmi les nobles et les lettrés (Othon de Grandson -1340 à 1397- le premier poète vaudois écrivait en français), tandis que le patois (on l’appelait roman à l’époque) restait la langue parlée.

La Réforme imposée par l’occupation bernoise (1536) vint accélérer le processus parce que la langue d’église et de cour, qui était jusqu’alors le latin, fut remplacée par le français, la Bible traduite en français, et les nombreux réfugiés du sud de la France, vraisemblablement occitans (langue d’Oc) ont eu besoin du français pour se faire comprendre.

La Révolution Vaudoise qui libéra le Pays de Vaud de la domination bernoise se fit avec l’aide de la France, et le prestige de la langue française en fut encore augmenté.

En 1806, l’usage du patois fut donc interdit dans les écoles vaudoises :
par  l' Arrêté du Petit Conseil du canton de Vaud, du 26 octobre 1806, article 29, au Titre III.


Tiré du livre : « Le Patois vaudois, grammaire et vocabulaire » de J.Reymond et M. Bossard.

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